Joffrey Dachelet, hypnothérapeute affilié au Syndicat National des Hypnothérapeutes (www.snhypnose.org) et à l'Académie Epione (www.academie-epione.com)
© 2016 by Cabinet d'Hypnose Joffrey Dachelet. 4 avenue Malraux 37000 Tours.

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"Rencontre avec Joffrey Dachelet, hypnothérapeute hors du temps"

18 Apr 2018

J'ai eu le plaisir d'être interviewé, il y a peu, par trois étudiantes en sociologie, qui devaient produire un portrait - à la façon des grands journaux - sur une personnalité tourangelle de leur choix. Voici le résultat de leur travail (2-3 petites confusions, mais dans l'ensemble c'est plutôt correct ;) ) :

 

 

Baroudeur, assistant à la mairie de Tours, scénariste de bande dessinée, professeur d'histoire, éleveur de poules, puis finalement hypnothérapeute, Joffrey Dachelet entreprend une thèse en anthropologie religieuse où il s'enrichit d'archétypes et de rencontres avec ses guides spirituels. Il enchaîne les découvertes à seulement 30 ans, et fait partager son expérience de la psychologie humaine dans son cabinet à Tours, afin d'aider ses patients à trouver une réponse à leurs maux. Un cabinet aux couleurs pourpres éclairé par une ouverture sur la rue. Un ameublement ancien et moderne, une décoration d'inspiration grecque, onirique, artistique. Loin du psychologue étriqué caché derrières ses notes, cet hypnothérapeute au style dandy, nous accueille chaleureusement dans son antre.

 

Pas la moindre futilité dans cet intérieur, alors ne cherchez pas d'horloge ou d'objets décoratifs de la grande distribution, l'heure est à l'extraction temporelle et spatiale. Ici, chaque choses a une histoire, une symbolique, une énergie, si bien qu'on pourrait s'imaginer le récit presque légendaire et fantasmagorique, des aventures qu'a traversé notre hôte. Persuadé que rien n'arrive au hasard, Joffrey nous raconte son enfance, ses études en sciences puis en anthropologie religieuse, son expérience auprès d'une politique véreuse, ou encore son voyage initiatique en Islande, en 2006. Caractérisé par lui-même comme étant un voyage initiatique, Joffrey survole les souvenirs de cet épisode décisif de sa vie. Perdu, dans le froid et la solitude de l'Islande, il fait l’expérience d'une hallucination empreinte par la mémoire antique et collective. Il y voit les dieux anciens, la déesse-mère et autres personnages mythiques. A ce moment, il pense mourir, vivre ses dernières heures dans ce lieu glacial et si mystérieux. Mais finalement, il s'en sort. Un marquage au fer rouge, un tournant dans son existence.

 

De retour auprès des siens et incapable de reprendre son ancienne vie, il se détourne des sciences dures pour l'anthropologie religieuse. D'ici, il retrouve des souvenirs d'enfance auprès d'un vieux polonais, Guthrif, auquel il rendra hommage en se faisant appeler de même par ses amis proches. Alors que Joffrey n'a que 8 ans, il fait la rencontre de cet homme, ancien prisonnier lors de la seconde guerre mondiale, qui devient pour lui « un père spirituel » et lui transmet l'amour de la Nature et des mythologies anciennes. Une simple rencontre et de simples histoires, comme élément déclencheur d'un monde qui émerge déjà dans l'esprit de cet enfant.

 

Pour lui, chaque expérience - même négative - a une place. Un bouillonnement d'expériences qui forge l'homme. Et pourtant, rien ne le prédisposait à ce qu'il est aujourd'hui. Au départ, il était un grand cartésien, et l'hypnose ne lui semblait guère raisonnable. Le flirt avec la mort lui aura ouvert les portes d'un monde plus large, immatériel, mythique et spirituel. A partir de là, tout a changé pour lui, à commencer par sa découverte de la culture africaine. Nous sommes le 10 septembre 2013. Notre interviewé semble avoir trouvé sa voie auprès d'un Babalawo, un prêtre traditionnel du peuple des Yoruba, ethnie du Bénin et du Nigéria. Durant leur rencontre, le prêtre Yoruba lui révèle son Orisha (une divinité qui nous habite et qui définit nos caractères et comportements) : Orunmila, le dieu des devins et des sages. Cette curieuse coïncidence sonnait presque comme une évidence. En deux cérémonies d’hypnoses éprouvantes de six heures, sous les effets du gin et en échappant à une noyade, un fils d'Orunmila est né. Ces épreuves passées, Joffrey n'est plus le même. Il voit autrement et accompagne ses patients à traverser comme à affronter les épreuves de la vie.

 

Le monde de l'hypnose est un monde bien vaste et fort abstrait pour ceux qui ne connaissent que les shows de Messmer. Toutefois, certaines de ces sciences spirituelles se font leur place dans l'esprit de la population. Si pour certains l’hypnose est une « arnaque », pour d'autre elle est la seule issue à leurs tourmentes. Joffrey ne voit pas l'hypnose comme tout le monde, ni même comme certains de ses confrères. Il pense que nous pouvons nous soigner nous-même en nous réconciliant avec notre inconscient, ce "Génie Intérieur", comme l'appelaient les anciens romains. L'hypnose est alors l'outil pour ouvrir les portes sur l'inconscient, et l'hypnothérapeute un "accompagnateur" ; puis par la voix du patient des mots sortent, des sentiments explosent au grand jour. Le mal-être peut alors se manifester et être soigné. Cette manœuvre est possible grâce à des archétypes originels que nous avons tous en nous. Ces archétypes sont liés à notre esprit et nous en avons tous en commun, néanmoins quand l'esprit est en déséquilibre, les archétypes ressentent le besoin de se manifester. Sous hypnose, par la concentration et l'aide d'un professionnel, les archétypes trouvent alors la voie/voix pour « expliquer » d'où vient le mal et comment le soigner.

 

D'abord sous la forme de passion, puis sous celle des études et d'une thèse, l'anthropologie religieuse est une partie intégrante de la vie de Joffrey. Son passage préféré dans cette histoire des religions ? Sans hésitation, le polythéisme. D'après lui, le polythéisme est d'une grande richesse symbolique et culturelle. Ce qui semble plus lui plaire dans ce genre de pratique spirituelle, c'est le fait que nous pouvons choisir librement ce qu'il nous plaît ou non en matière de religion, contrairement au monothéisme. La pluralité des représentations et des discours forment alors une ressource inépuisable d'étude et d'émerveillement pour ce personnage original. D'après Joffrey, comme en réaction à un mal-être profond dû à un monde capitaliste "désenchanté", certains groupes de polythéistes, en Grèce notamment, auraient eu l'idée de remettre au goût du jour ce mode de vie ancestral et oublié. Peut-être que le bonheur et l'espoir se trouvent finalement dans les fondamentaux qui ont bâti notre histoire. Les valeurs du courage et de l'espoir dans un cadre fantastique sur fond de polythéisme ne vous rappelle pas quelque chose ? On pourrait sûrement penser à l'auteur mondialement connu, J. R. R. Tolkien et à sa saga « Le seigneur des anneaux », qui est également l'une des lectures qui a durablement marqué Joffrey. Une quête presque impossible vers l'espoir de retrouver un monde sein et équilibré entre ténèbres et lumière. Finalement, nous ne sommes peut-être pas si différents de la Communauté de l'anneau...

 

Article rédigé par Deschamp, Allain et Beaufrère.

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